Récits du début de la randonnée

Un jour pluvieux de mars, je vais vous narrer notre périple à travers une randonnée dans les hauteurs du Montreuillois, nichées à Saint-Michelle-Sous-Bois.

Nous nous sommes levés de bonne heure pour entamer cette aventure, dès 6h30 du matin, afin d’être prêts à partir à 7h30. Le défi était lancé : mon fils, âgé de bientôt neuf ans, et moi-même souhaitions mettre à l’épreuve sa résistance.

Un parcours de 24 kilomètres nous attendait, à travers des sentiers boueux. Allait-il réussir à relever ce défi ? Nous nous sommes équipés de vêtements légers mais résistants à la pluie, car malheureusement, les éléments étaient contre nous ce jour-là. Les coupe-vent et les imperméables allaient nous être indispensables.

De plus, nous avons décidé d’emporter un pique-nique pour le déjeuner. J’ai pris un grand sac de 45 litres que nous avons rempli soigneusement, et j’ai ajouté du poids supplémentaire pour m’entraîner en vue de notre futur chemin de Compostelle que nous entreprendrons en juillet. Pour plus d’informations à ce sujet, je vous invite à lire cet article en cliquant ICI qui explique en détail notre projet.

Ma fille est restée chez sa grand-mère, car à 6 ans, parcourir 24 kilomètres serait très difficile pour elle. La charrette n’étant toujours pas fabriquée, cela aurait été trop compliqué pour elle.

Après un petit déjeuner rapide pour mon fils – nous, les parents, jeûnons le matin – nous avons pris notre envol.

Plus d’infos sur le jeûne intermittent cliquez ICI !

Arrivée au point de départ

Mon fils sur un GR

Le départ de cette magnifique randonnée n’est pas très éloigné de notre domicile, seulement à une vingtaine de minutes en voiture.

Nous entamons notre parcours par une petite montée qui nous réchauffe les jambes. Malheureusement, la pluie est toujours de la partie et ne nous quittera pas jusqu’à la fin de notre aventure.

Traverser de la forêt

Avez-vous déjà fait le tour d’une forêt détrempée, où des engins de chantier qui découpent les arbres sont passés avant vous ? L’image de boue collante, des chemins déformés par le passage tumultueux des machines, est probablement familière à certains d’entre nous.

Comment vous exprimer la rapidité avec laquelle l’eau s’infiltre, même avec des chaussures de qualité telles que les Merrell et Columbia en GoreTex ! À peine avons-nous parcouru 2 à 3 kilomètres que nos pieds étaient déjà trempés, défiant toute tentative de les garder au sec. Même nos chaussettes en laine de mérinos, réputées pour leur capacité à sécher rapidement, étaient dépassées par la situation. Il semblait que la nature avait son propre plan, nous rappelant notre vulnérabilité face à ses caprices.

Mon fils, sans chaussures GoreTex, avait également son lot de difficultés, ses pieds devaient être trempés bien avant les nôtres. Malgré tout, nous avons trouvé du réconfort dans les petits plaisirs que seule la nature peut offrir. Le chant mélodieux des oiseaux, symbole de vie et de liberté, accompagné par la douce renaissance printanière de la végétation. Et surtout, le privilège rare d’être seuls, en communion totale avec la nature.

Ces instants de défi et de paix avec la nature, bien que parfois difficiles, nous rappellent notre place dans l’univers et renforcent notre lien avec le monde qui nous entoure.

Les champs et leurs hautes herbes

Dans cette partie de la région, les paysages sont à couper le souffle, avec de vastes champs s’étendant à perte de vue, et des collines parsemées de forêts luxuriantes.

La fraîcheur de l’air et de la pluie, à ravie nos bas de pantalons qui ont finis trempés.

La commune est idéalement située près du Bras de Bronne, un cours d’eau s’étendant sur 10,83 kilomètres et se jetant dans la Canche, à proximité de la commune de Brimeux. Le doux murmure de l’eau était omniprésent, peut-être amplifié par les pluies qui avaient alimenté le débit du Bras de Bronne.

Paysage fin d'hiver

Au bout de 8 kilomètres

Ah, le moment critique ! Mon fils, à bout de patience, n’en pouvait plus de ses chaussures. L’échauffement causé par l’eau sur ses talons et ses tendons d’Achille lui avait provoqué des cloques dignes d’une véritable épopée.

À 8 ans, la douleur est souvent un mystère incompréhensible, et nous les adultes, ne pouvons que nous gratter la tête devant cette soudaine incapacité. Heureusement, ayant prévu le coup (ou plutôt la cloque), j’avais toujours ma trousse de secours bien garnie de pansements pour ce genre de péripétie.

Après quelques soins rapides, nous reprenons notre chemin. Mais à peine 300 mètres plus loin, mon petit aventurier annonce qu’il souffre toujours atrocement. C’est alors que je prends une décision radicale : couper les talons de ses chaussures.

Certes, nous ne pouvions pas couper le chemin pour raccourcir la distance, mais couper les chaussures était une solution à portée de main. Après cette opération chirurgicale de fortune, mon fils se sent beaucoup mieux, et nous décidons de poursuivre notre aventure sans raccourcir le parcours. Qui aurait pensé que nous aurions une telle péripétie à ajouter à notre album de souvenirs.

Le pique-nique

À midi pile, l’heure tant attendue du pique-nique sonne enfin, et comme par miracle, la pluie décide de faire une pause bienvenue. Nous saisissons cette opportunité pour nous installer et savourer un instant de tranquillité. Le pique-nique est un moment agréable pour notre famille, un moment de convivialité où chaque bouchée est accompagnée de rires et de bons souvenirs.

Cependant, la malchance semble toujours rôder autour de nous, car nous avons oublié les cuillères pour les compotes. Heureusement, mon fils, avec son esprit vif, déclenche une hilarante improvisation en utilisant le couvercle du pot de yaourt comme cuillère de fortune, déclenchant un fou rire général qui dure bien cinq bonnes minutes.

En bonus, nous dégustons de délicieux sandwichs faits maison, concoctés par ma femme, véritable cordon bleu de la cuisine. Ces nouvelles créations culinaires sont à tomber par terre, et je me demande encore comment elle réussit à nous surprendre à chaque fois !

Ces 30 minutes de pause bienvenue nous permettent de recharger nos batteries et de repartir l’estomac plein. Mais hélas, comme pour nous rappeler que rien n’est jamais parfait, la pluie décide de reprendre de plus belle. Aïe aïe aïe, notre aventure continue sur le rythme des caprices météorologiques !

Couper sous le pied l’heure du retour

Après avoir parcouru 2 kilomètres de plus, la douleur refait surface. Mon fils laisse échapper une petite larme accompagnée d’un cri du cœur : « Papa, j’ai mal et je ne veux plus marcher » . Face à cette déclaration poignante, je me retrouve dans un dilemme cornélien. Devrais-je le pousser à continuer au risque d’aggraver sa blessure et de gâcher ses futures randonnées.
Ou devrais-je abréger nos efforts et rentrer plus tôt pour lui offrir une fin sur une note plus douce ?

Après une brève concertation, nous prenons la décision de mettre fin à notre périple. On divise la randonnée en deux parties. Au lieu des 24 kilomètres initialement prévus, nous nous arrêtons à 14 kilomètres et retournons plus tôt à la maison. Dans le but de soulager les douleurs de mon fils et de préserver son enthousiasme pour nos prochaines aventures.

Parfois, savoir quand s’arrêter est aussi important que de savoir quand continuer, surtout lorsqu’il s’agit de la santé et du bien-être de nos petits aventuriers. Et qui sait, peut-être que cette expérience nous réserve encore plus de péripéties et de rires pour nos futures excursions !

Retour à la maison

Le retour se déroule dans une ambiance joyeuse et une fois de retour à la maison, nous sommes toutes les trois ravies de nous sécher convenablement. Après avoir soigné mon fils, nous le laissons vaquer à ses occupations. C’est un enfant débordant d’énergie, mais là, il décide de s’accorder une sieste bien méritée de 1h30.

Nous réalisons que rentrer plus tôt était une décision judicieuse. Il était profondément fatigué, mais heureusement, ses pieds vont bien et ses cloques devraient guérir rapidement.

Pour notre prochaine aventure, nous avons retenu une leçon importante : la pluie n’est pas un obstacle insurmontable, mais il est essentiel d’être bien préparé et d’avoir du matériel de qualité, surtout en ce qui concerne les chaussures. La cape de pluie sera certainement un futur investissement à envisager.

Rien de tel que quelques péripéties pour pimenter nos aventures et nous apprendre de précieuses leçons, n’est-ce pas ?

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